Dimanche 7 juin 2009
   Un de mes amis et collaborateur ayant été naturalisé français avait reçu une convocation de la Préfecture de Police pour une cérémonie d'accueil au cours de laquelle devait lui être remis son décret de naturalisation et ses
papiers.

   Ayant, au cours de ma vie parlementaire, défendu l'idée d'une cérémonie d'accueil pour ceux qui devenaient nos compatriotes, j'ai tenu à l'accompagner.

   Une cinquantaine de personnes étaient réunies dans une salle moderne où l'on voyait un buste de Marianne et des projections sur la devise de la République.

   Celui qui accueillait était un sous-directeur de la Préfecture de Police, particulièrement jovial, accompagné d'un autre fonctionnaire de la direction des étangers. Son discours fut très chaleureux. Il salua nons nouveaux compatriotes, insistant sur le fait qu'ils entraient dans un pays qui avait une longue histoire et que cette histoiree devenait la leur et serait celled e leurs enfants. Il rappela les traditions françaises d'accueil et le rôle que les français par naturalisation avaient joué dans notre pays et leur apport dans des domaines aussi divers que le sport, les arts, l'économie ou les sciences et leur courageuse participation aux conflits qu'eut à subir notre pays.

   Il insista beaucoup sur les principes de la Révolution française et de la République, qui  figurent sur les frontons des édifices publics :"Liberté, Egalité, Fraternité" auquel il ajouta la laïcité et les respects des droits de l'homme et de l'égalité féminine. Tout celà dit avec humour et gentillesse, rappelant  que les droits entrainaient aussi des devoirs.

   Puis vint un petit film sur la diversité de la France et sur son  histoire et ses principes.

   Avant que les participants ne soient appelés nominalement, avec indication de leur pays d'origine, pour recevoior leur décret de naturalisation, signé du Président Sarkozy, et un dossier sur la France, sur sa constitution  et sur la déclaration desDroitsde l'Homme et du Citoyen, l'orateur fit chanter par la salle - qui le fit avec grand coeur - le premier couplet de la Marseillaise dont le texte avait été distribué.

   Puis, ceux qui le voulaient, se livrèrent au jeu des photos souvenirs.

   Les participants étaient heureux et émus. Une cérémonie sympathique et réussie qui méritait d'être daluée.

   Pour ma part, j'ai fécité le sous-directeur pour le climat de cette réunion qui corrsepondait entièrement à ce que jadis j'avais souhaité.

   Il faudrait que cet accueil de l'Etat -d'où le lieu préfectoral - soit complété par une cérémonie dans la Mairie de résidence des novueaux compatriotes. Celà existe d'éjà mais est loin d'être généralisé.





Par Claude-Gérard MARCUS
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Jeudi 2 avril 2009

   On a beaucoup brocardé  - non sans raison - le Président Bush pour avoir parlé de  " l'axe du mal"  pour désigner les pays qui s'opposaient à la politique des Etats Unis, laissant penser que le monde était coupé en deux : d'un côté les bons, de l'autre les méchants.

   Cette division simpliste du monde était  une absurdité mais cela ne doit pas pour autant effacer une réalié politique déplaisante où l'on voit presque toujours un même groupe de pays apporter leur soutien à des causes qui nous paraissent indéfendables, groupe de pays où l'on retrouve certains pays arabes ou arabo-musulmans; l'Iran, la Chine etl la Russie, Cuba et la Corée du Nord, qui ne montrent pas un attachement excessif à la démocratie ni aux droits de l'homme, la Russie étant, elle parfois plus nuancée.

   Deux exemples récents confirment ce point de vue. Le premier concerne le dicateur du Zimbabwe, M. Mugabe qui, dans sa folie, a réduit son peuple à la misère et ruiné son pays, et le second, le soudanais Omar El Béchir, dégoutant du sang des victimes du Darfour, avec lequel les pays de la Ligue arabe, se sont - en majorité - solidarisés.
 
   Certes les relations internationales ne peuvent être soumises au seul critère des droits de l'homme et les pays , par réalisme, sont parfois obligés de garder des relations avec des gens peu fréquentables. Ce réalisme ne doit pas pour autant tourner à la complicité pure et simple. Il s'agit d'un exrecice particulièrement difficile.

   Sur    plan différent - encore qu' y ait dans cette affaire une mobilisation anti-française - je souhaite évoquer le referendum par lequel les habitants de Mayotte se sont exprimés à une écrasante majorité pour que Mayotte devienne le 101 ème département  français.     

   Cela me rappelle un souvenir personnel. Losque j'étais parlementaire, j'ai, à deux reprises,  fait partie de la délégation française à l'ONU. Les parlementaires  membres de cette délégation  n'avaient pas le droit d'exprimer leur opnion quand ils prenaient la parole, devant se borner à lire des textes préparés pa rle Quai d'Orsay.

   La première fois ce fut sous la Présidence de Valéry Giscard d' Estaing.  La question de Mayaotte était évoquée à l'ONU, les Mahorais  manifestant leur refus de demeurer comoriens  et voulant demeurer au sien de la République française. Le bloc "islamo-progressiste" qui, en cette période de "guerre froide", était majoritaire à l'ONU - et n'était pas très différent des pays que j'évoquais plus haut - accusait la France de néo-colonialisme . Les parlementaires de la délégation devaient participer à un déjeuner avec la délégation sénégalaise et nous étions soumis à la pression du Quai d'Orsay qui souhaitait que nous   soutenions une position favorable au "larguage"de Mayotte. Nous n'avons pas cédé et face à nos amis sénégalais, nous avons défendu le droit des Mahorais à choisir librement leur avenir et à ne pas les empêcher de rester fFançais, ce qu' ils souhaitaient.   

                                                                                    Claude - Gérard MARCUS                                                


Par Claude-Gérard MARCUS
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Vendredi 6 février 2009
  Le récent conflit entre Israël et le Hamas, à Gaza, a donné aux télévisions du monde l'occasion exceptionnelle de présenter du "sang à la une", en diffusant des image dues aux télévisions arabes les plus extrèmistes, notamment Al Jazeera, qui amenaient aux heures des repas,dans les foyers des téléspectateurs , des flots de sang, les cris de douleur des veuves et des mères d'enfants tués, les enfants mourants, démontrant - ce que tout le monde sait - qu'une guerre n'est jamais "propre" et que les civils paient toujours un très lourd tribut au conflit en cause.

 Là où nos télévisions ont "dérapé", c'est en acceptant comme du pain béni la version des faits présentée par la propagande du Hamas, l'évaluation des victimes et des dégats et les appels au secours contre la menace d'une véritable "crise humanitaire", faute d'approvisionnements, de nourriture,ou de médicaments. Sans jamais essayer de vérifier les faits et sans les replacer dans un contexte plus large. France 2  a été encore plus loin en illustrant ses propos par des  documents concernant un évènement survenu il y a plusieurs années et  dans lequel les israéliens n'étaitent pas impliqués, sans le dire et sans mentionner qu'il s'agissait d'archives. France 2 a été obligée, quelques heures plus tard de présenter ses excuses et ce fait comme une "erreur".

 Il n' y a pas non plus eu le moindre sens de la relativité. Même si l'on prend en compte  les chiffres - contestables - présentés par le Hamas, soit environ 1.400 ou 1.500 morts, ce qui bien entendu reste dramatique, on ne peut pas ne pas penser aux 300.000 morts du Darfour et aux 200.000 morts de Tchétchénie, que l'on n'a pratiquement jamais montré à la télévision. 1.500 morts en trois semaines de bombardements intensifs  apparait comme un chiffre relativement mineur  si on le compare avec le dernier grand bombardement  de la guerre mondiale, à Dresde, qui aurait fait en une nuit, entre 25.000 et 35.0000 morts.

 Quant à parler de "génocide", c'est vraiment un abus de vocabulaire. S'il y avait eu de la part des Israéliens la volonté de massacrer le "peuple palestinien", il aurait suffit d'utiliser la technique du "tapis de bombes" pour faire des dizaines ou même des centaines de milliers de victilmes.

 Au cours d'un récent  discours à Jérusalem, devant le Congrès Juif Mondial, le Président de l'Etat d'Israël, M. Shimon Pérès, qui n'a pas la réputation d'être un falsificateur, a donné quelques inforrmations intéressantes.

 Selon ces informations, entre 2000 et 2009,  5.792 rockets et fusées Qassam et 4.441 obus de mortiers, provenant de Gaza , seraient tombés sur le Sud d'Israël. (On peut s'étonner que les Israéliens aient mis tant de temps à réagir.)

 Au cours des récentes années, le terrorisme palestinien aurait tué 842 civils israéliens et  325 soldats, soit un total de 1.167.

 Parlant du danger de "crise humanitaire" à Gaza, le président israélien l'a contesté, indiquant que pendant la période d'affrontement  entre l'armée d' Israël et le Hamas, 43.327 camions de ravitaillement et de médicaments auraient été autorisés à entrer dans la bande de Gaza.

 La propagande du Hamas avait largement accusé les Israéliens d'avoir détruit , par bombardement, une école de l'UNRWA (Organisation des Nations Unies chargée de 'aide aux palestiniens depuis 1948) à Jabaliyah faisant de nombreuses victimes. Cette annonce avait provoqué une concert de manifestations contre Israël et des condamnations internationales. Or, le 3 février le coordinateur des opérations humanitaires de l'ONU à Jérusalem, Maxwell Gaylord, indiquait qu'aucune personne n'était morte dans l'enceinte de cette école.

Cela  nous amène à deux conclusions. La première est que toute mort est un drame, plus encore s'il s'agit d'un enfant. La seconde est que ce fait ne doit pas amener à une falsification systématique de l'information.

 J'ai aussi été surpris que personne n'ait noté la similitude exitant entre le début du conflit en Irak et le début du conflit à Gaza.

 Dans les jours qui ont précédé l'entrée des américains en Irak, les ministres de Saddam Husssein bombaient le torse en affirmant que l'Irak attendait l'invasion américaine et que l'armée américaine serait détruite. Un des ministres le redisait encore, alors que les premières troupes améicaines entraient dans Bagdad, sans avoir rencontré la moindre résistance armée.

 Le conflit à Gaza avait été précédé par des mises en garde publiques de Mme Tzipi Livni, indiquant que l'armée israélienne interviendraitsi les roquettes continuaient à être envoyées de Gaza sur le Sud d'Israël. Les dirigeants du Hamas à Gaza, ainsi que M. Mechal à Damas, affirmaient leur volonté d'en découdre et annoncaient la prochaine destruction de l'armée israélienne, si elle mettait les pieds à Gaza.

 Or, comme en Irak, il n'y a pratiquement pas eu de résistance armée à Gaza, les "combattants" du Hamas se terrant. Ce qui n'avait pas été le cas au Liban ou l'affrontement entre les troupes israéliennes et celles du  Hezbollah avait été très violent.

 Peut-on penser que le Hamas , s'est pris à son propre piège ?





Par Claude-Gérard MARCUS
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Mercredi 10 décembre 2008
    Depuis le début de la crise économique mondiale, nous mesurons la vigueur de la réaction du Président  de la République face à ces évènements et ces dangers. Ce que l'on a appelé, avec ironie, "l' hyperactivité" du Président Sarkozy  est apparue comme un atout important dans la rapidité de prise de décisions et dans la volonté de mobiliser au maximum les pays de l'Union européenne.

     Utilisant sa puissance de conviction et sa présence partout à la fois, le Président de la République a donné à la Présidence de l'Union européenne une dimension qu'elle n'avait pas eu jusque là, montrant qu'il était possible de faire prendre des décisions importantes par les Chefs d'Etats et de Gouvernements de l'Union sans que la Commission n'ait le rôle dirigeant qu'elle a tendance à s'octroyer. On a des sueurs froides en pensant à ce qu'aurait été la situation si Ségolène Royal avait été éléue Présidented e la République !

     Sur le plan intérieur français, la réaction à la crise  a été rapide et massive. Le plan de recapitalisation des banques et le plan de relance par les investissements ont mis en jeu des sommes considérables. Quant au Premie rministre, il a joué à perfection son rôle et les ministres sont allés au combat sans hésiter, avec la volonté d'agir el plus rapidement possible.

     Il est regrettable que dans de telles circonstances, après le peu reluisant spectacle offert par le Congrès socialiste de Reims, les élus socialistes se soient  lancés dans des surenchères démagogiques et des actions tendant à retarder les décisions. Les propositions qu'ils ont avancées ont montré que comme les "émigrés" du temps de la Révolution, ils n'avaient "rien appris et rien oublié". Ils n'ont à proposer qu'une réédition de la politique de relance par la consommation qu'ils avaient menée au début de l'ère Mitterrand et  n'avait abouti qu'à une situation dramatique conduisant à un plan d'économies drastiques, une baisse des salaires et une dévaluation du franc.

   Continuera-t-on encore longtemps à considérer la politique intérieure française comme une guerre civile permante d'où l'intérêt national est totalement absent ?

    Il ne faut pas non plus passer sous silence que la Présidence de l'Union européenne n'a pas seulement réagi à la crise géorgienne et à la crise économique mondiale. Le Président Sarkozy a obtenu des avancées très importantes en direction des objectifs qu'il s'était fixés avant d'assumer la présidence française de l'Union européenne.

     C'est ainsi que  les  27 ont notamment accepté la Charte européenne de l'Immigration mise au point par Brice Hortefeux:; sont parvenus à un accord sur le "bilan de santé" de la Politique Agricole Commune; ont progressé dans le domaine de  la Défense européenne en prenant , par exemple, des mesures pour lutter contre la piraterie maritime  au large des Côtes somaliennes; ont lancé les bases de l' .Union pour la Méditerranée; sont arrivés à des accord positifs concernant la pêche; ont progressé vers la construction d'un espace européen de la Recherche. Et  tout celà en six mois ! Et il y a encore un Conseil européen les 11 et 12 décembre !
    

Par Claude-Gérard MARCUS - Publié dans : cgmarcus
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Mardi 21 octobre 2008

   La réunion à l' Elysée des 15 membres de l'Eurogroupe et celle de l'ensemble des membres de l'Union Européenne qui a suivi, marquent la véritable naissance de l'Europe en tant que force politique et économique et il s'agit de l'Europe des Nations - représentées , légitimement,  par leurs Chefs d'Etat et de Gouvernement - et non par la bureaucratie bruxelloise.

    Dans une période difficile, pour faire face à une menace qui concernait toute l'Europe, et contrairement  à l'idée systématiquement répandue par les Eurocrates de Bruxelles, selon lesquels les membres de l'Union Européenne étaient trop nombreux pour que s'applique la règle du consensus, il a été possible de prendre à l'unanimité une décision très importante pour venir au secours du système bancaire et empêcher l'europe de sombrer.

    Il est évident que celà n'a été possible que grâce à la force de persuasion et à la persévérance du Président Sarkozy - qui a donné à la présidence de l'Union Européenne , telle q
u'elle est , une importance etune audience jusque là inconnues.

     Un conclusion me semble devoir être tirée : l' Union Européenne sera d'autant plus forte et présente dans le monde qu'elle sera dirigée et animée par les représentants légitimes des peuples d'Europe. 


                                                                                                            21 octobre  2008
Par Claude-Gérard MARCUS
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